BAINS PUBLICS

THALASSOTHÉRAPIE URBAINE / BOUM AQUATIQUE

Un lieu n’existe pas en soi, il existe par la relation que l’on entretient avec lui.

Pourquoi tenter d’expliquer avec des mots ce qu’on peut expliquer avec un câlin et un hammam ?

Se baigner, vivre et être ensemble, tous dans le même bain. Tantôt rare, minérale, oppressante, rafraichissante, potable, relaxante, douce, salée, profonde, stagnante, revitalisante, gazeuse, purificatrice, bénite, dormante, chaude, froide, usée, courante, plate, sacrée… Bains Publics distille l’identité des lieux et l’eau qui nous constitue, pour chercher si celle-ci à une âme. En prenant l’eau comme fil conducteur, Bains Publics change le bien-être en acte politique, le territoire en espace relationnel et propose de se mettre à l’eau pour interroger l’identité des choses, notre relation au monde et nos manières de l’habiter.

 

Cette cure thermale pour réalité cherche dans les entremêlements affectifs entre un individu et son territoire des solutions pour imaginer le vivre ensemble de demain. Détournant les croyances collectives qui composent la matière, Bains Publics prodigue un massage à la charge affective qui constitue les lieux.

 

Cette opération d’extrême bien-être réconcilie l’homme moderne avec sa faune et sa flore et se débarrasse de la notion d’environnement pour embrasser un écosystème englobant nous et les choses. Pour ne plus penser le monde sous forme de différenciation, mais sous forme de reliance.

Jouant avec les codes des injonctions au bien-être, Bains Publics prodigue une séance détox pour parkings, zones industrielles, cités dortoirs, villes en quêtes d’identités, chantier, ronds-points…

 

Entre urbanothérapie et massage aux pavés chauds de Mai 68, ce regroupement de balnéo-stations invite à s’allonger sur la plage de sable de notre quotidien, à se baigner dans la source chaude de nos certitudes et à laver nos péchés à 40 dégrée Celsius. 

Un gommage urbain à base de rites initiatiques purificateurs néo-mérovingien, d’homélie pour peaux mortes et de hammam du pardon. 

Entre huiles essentielles de parisiens en vacances, dégustation de fromages au Zouk, aquaraoké, siestes au ronronnements de chats, salades protéinées à l’humain, cette thalassothérapie agit sur nos représentations du monde et libère les tensions du vivre ensemble.

une escale aquatique dans nos quotidiens pour ressourcer nos intimités sensibles.

Une aventure philosophique à vivre en maillot de bain.

 

 

 

Une coproduction 3615Dakota / Les 3 Points de suspension / Superfluides

En étroite collaboration avec Extrême jacuzzi et la Cie Bolwerk

Conception : Nicolas Chapoulier et Charlie Moine

Distribution : Diane Bonnot, Charlie Moine, Camille Mermet, Lula Hugo, Mathilde Paillette, Paul Courlet, Antoine Frammery, Franck Serpinet, Beau Anobile, Michel Guibentif, Niel Price, Stanislas Hilaret, Nicolas Chapoulier, Malik Ramallo.

Partenaires : Sur le Pont, Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public (CNAREP) en Nouvelle Aquitaine / Festival International des Arts de Bordeaux Métropole (FAB) Co-réalisation : Festival International des Arts de Bordeaux Métropole et Carré-Colonnes –scène cosmopolitaine – Saint Médard en Jalles-Blanquefort / Sur le Pont-CNAREP avec La Sirène à La Rochelle Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication-DRAC Nouvelle-Aquitaine au titre de la mise en réseau des arts de la rue en région. Avec le soutien de la République et du canton de Genève, avec le soutien de Pro Helvetia, de la Corodis et de la Loterie Romande. 

Crédit photos : Clément Martin / Sofie Nadler / Nicolas Chapoulier / Pierre Planchenault / Tansfert_Chereau / Julien Grégorio

Photos : Clément Martin